Une bûche pour Noël

 

Autrefois, lors de la veillée, avant la messe de minuit, il était d’usage de prendre une simple collation et de se contenter de soupes, de châtaignes grillées, de crêpes et de gaufres, le tout arrosé de vin.
Au retour de la messe, les familles réveillonnaient et le repas était des plus substantiels. On y mangeait de la saucisse ou du boudin, de l’oie ou du canard. Il faut rappeler que décembre était le mois de l’abattage du cochon et de la volaille. A Noël, on faisait aussi grande consommation de gâteaux : rissoles, fouace, biscuits, gâteaux en pain d’épices, échaudés…
Mais quid de la bûche, pâtissière ou glacée, notre incontournable dessert de Noël ?
Si la tradition de la bûche en Europe remonte au XIIe siècle, sa version pâtissière est plus récente. A l’origine, il s’agissait d’une belle bûche de bois. La coutume voulait que l’on aille en forêt couper une très grosse bûche qui, après avoir été bénie par le chef de famille, était mise à flamber dans l’âtre le soir de Noël, devant la famille réunie. Elle devait se consumer au moins pendant trois jours, voire 12 jours dans certaines régions où elle devait tenir jusqu’à l’Epiphanie.
Peu à peu cette coutume a disparu, notamment en ville où il n’existait pas de grandes cheminées. Elle fut remplacée par une petite bûche de bois ornée de bougies. Quant à la bûche réalisée à base de génoise fourrée de crème au beurre parfumée et recouverte d’une crème façonnée pour imiter une écorce de bois, son origine n’est pas clairement établie. Il s’agirait d’un dessert datant du XIXe siècle. A cette même époque, en Poitou-Charentes, le gâteau roulé à la crème de beurre est déjà une coutume de Noël. Et c’est dans le milieu du XXe siècle que ce gâteau sera popularisé et deviendra le dessert de Noël partout en France.

Ne dérogeant pas à cette si agréable et gargantuesque tradition, nos résidents se sont réunis pour partager ensemble le repas de fin d’année de la Résidence, autour d’une table richement décorée. Et à en juger par les « Ohhh » et les « Ahhh » qui résonnaient au moment de la découverte du menu roulé en parchemin devant chaque convive, nul doute que celui-ci a rencontré le succès escompté. Succès qui, d’ailleurs, fut confirmé par l’état des assiettes après chaque plat. Lors de ce repas, voici donc ce qui leur a été servi :

– Kir royal et ses amuses bouche,
– 6 Huîtres (Arcachon et Marennes),
– Saumon de Norvège,
– Foie gras et ses toasts briochés,
– Chapon farci, asperges et gâteaux de légumes,
– Plateau de fromages,
– Bûche glacée poire/chocolat.

Toute l’équipe de la Résidence s’était rassemblée pour partager avec eux ce délicieux moment de fête.


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